Ce voyage de « noces de papier » (car c'est ainsi que se nomme le 37ème anniversaire de mariage - avec ce lien pour les noms de chaque anniversaire de mariage, du 1er au ... 80ème !), prévu du samedi 20 au dimanche 21 avril, aurait fort malencontreusement pu mal commencer et mal se terminer :

mais les facultés de « rebondir » de mon épouse D. et nos initiatives alternatives de l’une et l’autre nous ont permis de gommer ces 2 intermèdes,

et comme le « menu principal » fut très sympathique et très agréable, et que de plus, il fut une aventure inédite d’un voyage de noces entre mon épouse D. et moi Sophya, dans une soirée « publique », et en compagnie de consoeurs transgenres et aussi d’une autre épouse E., ce fut un voyage « extraordinaire » !!!

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Balayons déjà d’un revers de main les aléas du début de voyage : samedi après-midi, nous présentant pourtant 1 heure avant le départ du bac à Royan, de façon à atteindre l’autre rive de la Gironde et arriver très rapidement ensuite à Couquèques, où se trouve le cabaret « Saint Sabastien », quelle ne fut pas notre surprise de découvrir 2 à 3 km de queue pour prendre le bac de 17h15 …

Le risque était trop grand de ne pouvoir prendre que le bac suivant, à 19h00, et alors de devoir « faire la course » pour d’abord prendre notre clé de chambre à la Maison du Douanier à Saint-Christoly en Médoc, puis arriver au cabaret en retard …

D. décida en une fraction de seconde : « nous faisons le tour par Bordeaux, nous en avons encore le temps ! ».

Au lieu des 60 km initialement prévus, si nous avions pu prendre le bac, il fallait alors en faire 200, en remontant la rive droite de la Gironde jusqu’à Bordeaux, puis en descendant la rive gauche de la même Gironde jusqu’à Saint-Christoly, mais c’était la bonne solution et nous avons pu être dans les temps !

Balayons aussi la déconvenue de la fin du voyage : ayant prévu de faire le dimanche après-midi une petite croisière autour des îles de la Gironde, je reçois le dimanche matin un SMS de la compagnie de navigation, m’informant que la croisière était annulée, par insuffisance de personnes inscrites (il n’y avait que nous 2).

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Ce contretemps nous permis d’abord de profiter pleinement du déjeuner à la Maison du Douanier : certes l’embarcadère pour cette croisière était à 50 m de la Maison du Douanier, mais le déjeuner put ainsi se terminer vers 15h30, avec une vue superbe sur la Gironde.

Le temps de réagir ensuite, et nous prenons la route pour Lamarque, où se trouve la liaison par bac avec Blaye : nous y arrivons ½ heure avant le départ du bac, il n’y a que 4 voitures devant la nôtre, et nous évitons ainsi de faire le grand tour par Bordeaux, ce que nous avions pourtant prévu pour le retour.

Arrivant ainsi à Blaye, nous pûmes alors flâner un peu et découvrir plus en amont Saint-Fort sur Gironde, et ensuite reprendre la rive droite de façon à arriver à Royan par la route des écoliers !

Passons au plat de résistance  de ce « voyage de noces de papier » :

Nous arrivons vers 20h au cabaret Saint Sabastien, après avoir pris possession de notre chambre à la Maison du Douanier : une chambre, non, presque un appartement avec cuisinette et salle de bains séparées, WC indépendant et grand couloir desservant chaque espace, la photo ci-dessous montre sa situation, là où le volet est ouvert !

Maison du Douanier-r_Gironde

 

La chambre, de 6 m x 6m,  donne par 2 fenêtres (avec volets roulants) sur la Gironde et … sur une immense terrasse : vue superbe aussi bien en amont qu'en aval, d’autant plus que le soleil est de la partie.

En amont :

 

Maison du Douanier-r_Gironde en Amont1

 

En aval :

 

Maison du Douanier-r_Gironde en Aval1

 

Au cabaret « Saint Sabastien », nous retrouvons A., son épouse E. et une consoeur N., dont j’apprendrai dans la soirée que c’est la 1ère sortie publique parmi une assemblée « mixte » : N. m’a avoué par la suite qu’elle n’en menait pas large, mais je l’ai rassurée, cela ne se remarquait pas, tant sa prestance et sa féminité sont apparues très naturelles à mon épouse D . et à moi.

 

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Comme il est d’usage dans ce type de soirée, le dîner fut servi avec retard, mais cela ne nous a pas gênées, nous 5 qui sommes ainsi toutes des « filles », comme nous a appelées Fabrice, un des artistes transformistes qui assurait d’ailleurs un grand nombre de rôles féminins dans la soirée.

 

Mon épouse D. et moi, Sophya :

 

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N. et A. sont radieuses :

 

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Les personnes qui assurent le service sont avenantes, et font de leur mieux pour satisfaire environ 200 convives : quelques chansons occupent les intervalles entre les plats, et, ce que j’avais caché à mon épouse D., nous 2 sommes citées au micro par Fabrice comme fêtant notre anniversaire de mariage ce soir.

Nous aurons ainsi droit, non seulement D. et moi mais aussi nos 3 amies, à un gâteau d’anniversaire avec les bougies de circonstance.

A 23h30, commence le spectacle et les numéros, dans un style parfois classique (Dalila est une artiste incontournable d’un spectacle transformiste) et aussi burlesque : je vous laisse imaginer les tableaux avec les photos !

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Le dernier tableau se termine vers 2h30 du matin, et originalité ou astuce du cabaret, le « Tagadabar » jouxte la salle de spectacle, et offre musique, piste de dance et salons, où nous nous retrouvons toutes les 5 autour d’un verre, non sans avoir auparavant fait une « photo de famille » avec Fabrice.

 

 

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J’avais averti le couple gérant de la Maison du Douanier que Sophya était la compagne de mon épouse D., que certes en arrivant à la chambre vers 3h30 du matin, nous ne risquions guère de renconter du monde, mais que Sophya serait aussi présente le dimanche, au petit-déjeuner et au déjeuner …

Notre chambre (il n’y en a que 2 à la Maison du Douanier) avait aussi l’avantage d’être totalement isolée dans un angle du bâtiment, où elle occupait à elle seule un demi-étage.

Notre petit déjeuner et notre déjeuner - toutes les tables de la salle du restaurant étaient occupées - se sont déroulés dans le calme de ce bâtiment toatlement isolé sur la côte de la Gironde, et, bien qu’il y ait un vent assez fort nous empêchant de nous installer en terrasse, nous avons profité pleinement depuis la vaste véranda de la vue sur la Gironde et du cadre de nature dans lequel est nichée la Maison du Douanier.

 

Maison du Douanier-r_Dfl-S1_SoleilTerrasse

 

Mon épouse D. et moi, Sophya, avons vécu ces 2 jours comme un couple « normal », sans jamais ressentir une quelconque gêne ou animosité de la part des personnes que nous avons rencontrées, aussi bien dans la salle du déjeuner à la Maison du Douanier que dans le bac Lamarque-Blaye.

C’est ainsi que j’apprécie les sorties de Sophya : ne pas leur donner d’importance ni de solennité, ou au contraire les vivre sans aucune clandestinité, vivre simplement ces moments certes particuliers comme étant des moments vrais de vie « au naturel ».

Des « noces de papier » au beau fixe, une ambiance décontractée et festive avec Alicia, E. et N., notre couple, D. et moi, Sophya, fêtant pour la 1ère fois notre anniversaire de mariage au cœur même de ma transidentité et de la complicité maintenant établie avec mon épouse D. : nous étions toutes les 2 ravies !

 

Sophya

5 mai 2013.