Sophya est Transgenre Artiste Dessinatrice amatrice de transgressions et d'humour

La Vie de Sophya, transgenre dessinatrice : Art, Eros, Transsexualité, Humour et BDSM

     
Découvrez l'UNIVERS de Sophya  (en région charentaise)
Toutes les transgressions vécues et partagées comme dépassement du réel ...
et envol vers l'imaginaire
  
sont les bienvenues sur ce blog à travers vos commentaires ...
    
Je vous invite avec plaisir
à y voyager avec moi dans l'univers entrelacé
de l'art (*), de l'humour et du fétichisme et du BDSM (**) !
(*) Mes dessins humoristiques :
- "BD, BDSM et Humour : Desseins noirs pour Nuits blanches"
- et "BD, Libertinage et Humour : Desseins volages pour Nuits pas sages"
qui sont visibles sur ce blog, ont été déposés à la Société Des Gens de Lettres.
  
(**) Mon blog dédié exclusivement en récits et photos de mes aventures BDSM (Bondage, Discipline, Domination/Soumission et Sado-Masochisme) :
 
Pour commander mes dessins (à l'unité ou en carnet relié 14,8 x 21),
m'écrire : Sophya.Reg @ gmail.com
      

Sophya Debout Passerelle Vue2mod

47_Uro_Mouette 

   

Si vous avez goûté et apprécié ce blog,

avec Sophya sur sa passerelle

et ce petit extrait de ma création humoristique ...,


    et même si vous n'avez pas aimé,
faites le moi savoir en me contactant ici

ou écrivez vos commentaires sur mes articles !
   

Merci d'avance,
    Sophya

 

 


21 mars 2016

« Merci pour ce moment … libertin, courtois, approfondi et non-conventionnel … » à la plage de La Lède avec le couple M. et N.

 

Propos liminaire : Je publie cet article de façon à ce que le couple que j'ai rencontré à la plage de La Lède (et que j'ai appelé M. et N.) sache que nos moments ensemble ont été si amicaux et courtois que je tiens à en rendre compte ici ...

Si vous, M. et N., me lisez et souhaitez me contacter ou m'écrire, vous le pouvez en utilisant l'option "Contactez l'auteur" sur la partie gauche de cette page, juste sous ma photo en portrait.

 

-o-o-o-o-o-o-

 

Ce lundi 21 mars, malgré un vent du nord froid, plein soleil sur la Charente Maritime et son littoral royannais : j’ai choisi d’aller me promener, disons d’aller rôder, sur les bords de la plage naturiste de La Lède.

C’était très loin du niveau de fréquentation estivale, et qui plus est, les tenues des quelques hommes présents restaient « habillées » contrairement aux « simples appareils » portés dans ce coin dès que les températures sont supérieures à 25°C !

Prête à prendre le chemin du retour, j’entrevois, en bord immédiat de la plage, derrière des buissons épars, un couple allongé sur la dune, a priori habillé …

Je longe le bord de plage, sans me cacher, mais sans pénétrer dans le rayon d’intimité de ce couple auquel il a droit, mais qui, dans un tel endroit propice aux exhibitions et pratiques libertines, est violé par tant d’hommes indélicats, maladroits et certainement sexuellement frustrés et/ou en manque de satisfaction !

C’est le regard de Madame, que j’appellerai par la suite M., que j’ « accroche » en ne détournant pas mes yeux, tout en gardant une attitude non provoquante : elle me sourit légèrement, je lui dis « Bonjour », et je saurai plus tard, après avoir engagé la conversation avec elle et son compagnon, que c’est mon attitude à la fois directe, douce et respectueuse qui l’a impressionnée …

Je dépasse leur position allongée, puis fait demi-tour, restant toujours à une dizaine de mètres : je remarque alors que M. caresse lentement le sexe de Monsieur, que j’appellerai par la suite N., me regarde à nouveau et me montre avec ses lèvres entr’ouvertes qu’elle souhaite me murmurer quelques mots.

C’est un signal que j’interprète (à juste titre) comme une invitation à engager une conversation, je m’approche et entends ces mots que M. prononce à voix basse : « Êtes-vous bi » ?

Comme j’ai acquiescé d’emblée, M. me propose de sucer le sexe de son compagnon, et, de façon sans doute à créer avec lui un climat complice et empreint de surprise, lui recouvre le visage d’un châle noir.

Le sexe de N. durcit à vue d’œil, M. encourage N. en lui commentant la scène de cette fellation, et sans surprise vu le lieu où nous étions, de nombreux hommes se sont approchés : ils s‘intéressent uniquement à M., cherchent, parfois avec succès si j’en juge les cris de plaisir de M., de l’exciter au niveau de son sexe et de ses seins.

M. leur pose la même question qu’à moi quant à leur éventuelle bisexualité.

Un seul des 5/6 hommes à présent agenouillés autour de nous avoue une « légère » bisexualité : après que j’ai sucé longuement le sexe de N., léché ses parties génitales, à la demande de sa compagne M. puis, après avoir obtenu le « feu vert » de M., léché l’intimité anale de son compagnon N., M. a demandé à son compagnon de sucer cet homme « bi », qui a préféré pénétrer M. qui craignait que le sable irrite son intimité vaginale : il a ensuite rapidement joui dans le sable.

Un des autres hommes a également joui, après s’être masturbé en regardant la scène.

Comme cela est fréquent lors de telles rencontres spontanées, tous les hommes se sont éloignés très vite et sont partis, et j’allais faire de même, quand j’ai demandé à M . et N. si je les retrouverais jeudi après-midi, car j’ai prévu de sortir à nouveau, au sex-shop Bois d’amour de Saintes ou dans les sous-bois le long de la plage de La Lède.

Nous étions alors tous 3 rhabillés, et avons fortuitement engagé une conversation un peu dans le désordre, sur nos expériences libertines respectives : l’ambiance était très courtoise mais les questions et la curiosité de M. et N. étaient directes et j’ai été amenée à leur parler d’une part de mes penchants sado-masochistes comme soumise, de ma recherche de féminité en tant que Sophya, et d’autre part de la complicité que j’ai établie avec mon épouse et que j’ai relatée par ailleurs sur ce blog.

M. et N. se sont montrés très friands d’informations en me demandant de nombreuses précisions sur les pratiques sado-masochistes, et leurs « limites » qui risquaient d’être poussées toujours plus loin, provoquant alors une éternelle insatisfaction.

J’ai ressenti bien sûr dans ces questions les idées véhiculées par le « on-dit » et les médias sur le monde BDSM, mais M. et N. se sont montrés très ouverts, prêts à écouter l’avis d’une personne comme moi, pratiquante du SM, et cherchant à comprendre les ressorts cachés des relation de domination/soumission, l’autre « complicité » que l’exaltation des sens poussée à l’extrême pouvait créer dans un couple dominant-e/soumis-e.

M. a alors avoué avoir ressenti un certain plaisir mental en me demandant de « m’occuper » du sexe de son compagnon, c’est à dire en prenant ouvertement l’initiative de « soumettre » son compagnon à une fellation prodiguée par une personne inconnue de lui, et en quelque sorte en se montrant « dominatrice » : je lui ai confirmé que la relation de domination/soumission pouvait prendre de multiples formes, selon ce que les partenaires en présence désirent ou sont prêts d’accepter, et la forme d’autorité que M. avait découverte à l’égard de son compagnon N. en faisait partie à part entière !

M. et N. s’intéressaient aussi aux clubs BDSM de la région, et nous avons évoqué, sans surprise, le club Elixyr, où M. était allée une fois, un jour où le donjon était ouvert (le 2ème vendredi du mois) et le Véra’s Club : je leur ai décrit les décors respectifs des lieux dédiés aux jeux BDSM dans ces 2 clubs.

Le moment étant venu de quitter la plage, nous avons regagné le parking : je leur ai alors proposé de visiter mes 2 blogs dont les adresses se trouvent facilement à l’aide d’un moteur de recherche en y entrant « Sophya transgenre ».

Merci à M. et N. d’avoir montré autant de curiosité que d’esprit d’initiative, d’avoir manifesté un tel esprit anti-conformiste en cherchant à découvrir des facettes du libertinage et des jeux SM que ce couple ignorait jusqu’à présent : M. et N. reviendront à la plage de La Lède cet été, c’est leur intention, et c’est tout le bien que je leur souhaite bien sincèrement !

 

04 janvier 2016

Les soirées de Prisca, dédiées au 3ème sexe (travesti-e/transgenre/transexuel-le) et à tout public : couple, homme/femme seul-e

            TOUTES LES SOIREES DE PRISCA :
                      

          prisca-illustration1-b        

                  Sans oublier Sophya, et ses dessins humoristiques sur le BDSM et le libertinage :           
         

            Transgenre charentaise, j’ai créé, sous le nom d’artiste REG, 48 dessins humoristiques originaux sur le BDSM et ses pratiques sexuelles associées (1), et 20 sur le libertinage, qui se caractérisent par un style graphique et une inspiration thématique qui transgressent résolument les valeurs "socialement" correctes.          

            Je les tiens à votre disposition en sous-verres 21 x 29,7 et en 3 carnets reliés de format 14,8 x 21.          

            (1) sur 6 thèmes : BDSM / Dominas / Soumis(e) / 3ème sexe / Sexe, Fist Fucking et sextoys / Uro          

        

            Pour me joindre si vous êtes intéressé-e par mes dessins :          

            sophya.reg (arobase) gmail.com         
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            Les après-midis et soirées 3ème sexe "open" de Prisca          

            au Dream, au 24 rue du Ct l'Herminier Paris 20ème          

         

     

sans-titre

     

 
            Situé à l'entrée de la porte de Vincennes, le Dream Studio vous accueille dans un décor chaleureux et raffiné, une ambiance bar lounge, chic et cosy, idéal pour charmer et séduire autour d'un cocktail de sensualité, pour ensuite plonger au sous sol dans un univers unique, glamour et sexy dédiée aux plaisirs.                        

            Deux niveaux et 230m² dédiés à la fête et aux plaisirs libertins          

              Pour s'y rendre : Périphérique extérieur Porte de Vincennes ensuite prendre la direction de Vincennes (ne pas prendre Paris) et la première à gauche devant la station             service. Vous êtes dans la rue du Ct l'Herminier (nombreuses possibilités pour se garer dans le quartier). Métro Porte de Vincennes ou Saint Mandé.          

              

            Au RDC : Accueil, Vestiaire, Bar, Canapés, Danse floor, Espace VIP, loge pour se changer, se maquiller          

            Au sous sol : Salons coquins (ouverts et fermés), Labyrinthe, cabines, glory hole, backroom, douche (serviettes fournies)          

           

          Localisation :        

           
          Au Club Le DREAM 24, rue du Commandant l'Herminier 75020 Paris, situé à l'entrée de la porte de Vincennes.        
       
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            Les petits conseils de Prisca pour les débutantes          

         

            - Préparer ses affaires la veille (pour ne rien oublier)          

            - Prendre deux paires de chaussures (si vous cassez un talon, vous êtes mal)

            - Evitez les talons de plus de 10 cm si vous n'êtes pas habituées

            - Pour celles qui viennent en voiture, vérifier avant de vous préparer que vous avez suffisamment d'essence et de cigarettes (à moins que vous vouliez vous exhiber autour de la station service ou du bureau de tabac)          

            - Pour la préparation (maquillage, épilation ...), prévoir 20 mn de marge (ça prend toujours plus de temps que prévu)

            - Petite astuce pour celles qui ont des petites rides sur le visage : appliquer un  sparadrap adhésif sous la perruque

            -  Pour éviter que votre  perruque bouge cousez deux petites accroches à l'intérieur du bonnet          

            - Pensez à appliquer du vernis aux ongles (plus joli)

            - Pour le rasage employez une lame usagée de préférence          

            - Pensez à prendre un petit sac à mains (pratique pour ranger ses petites affaires)          

            - Pour celles qui décideraient de venir en fille la rue est calme et vous devez pouvoir  vous garer à proximité du club sans trop de difficultés                   

            - Pour celles qui voudront se changer sur place 3 espaces avec vasque et miroir sont à votre disposition  (qu'il faudra partager avec d'autres copines)          

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             - Samedi 16 janvier (après-midi coquine, de 14h à 20h)

- Vendredi 12 février (soirée "Mille et une nuits", la soirée de Prisca de 21h à 4h, avec buffet offert)

 

Et toujours :          

         

            Les Soirées et après-midis libertines all sex de Prisca          

         

            actuellement au DREAM (24, rue du Commandant l'Herminier 75020             Paris), situé à l'entrée de la porte de Vincennes          

       

        TRAVESTIS, TRANSGENRES, COUPLES FETICHISTES ET HOMMES SEULS ADMIRATEURS DU 3EME SEXE.      

               

     

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                   En janvier / février :             

           

                - Mercredi 6 janvier (après-midi "Spécial Gang-Bang" toutes tendances, de 14h à 20h)

           

                - Mercredi 27 janvier (soirée "Sex of night" de 19h30 à 2h, avec buffet offert)

 

              - Mercredi 3 février (après-midi "All sex" toutes tendances, de 14h à 20h)

 

                - Mercredi 17 février (après-midi coquine, de 14h à 20h)

 

                - Mercredi 24 février (soirée "3ème sexe", de 19h30 à 2h, avec buffet offert)

           
           
              Infos sur le site des soirées de prisca www.les-soirees-de-prisca.com            
           

              Tarifs en après-midi : 20€ (TV), 25€ (hommes) et 22€ (pour les couples               H/F)

                       Tarifs en soirée : 30€ par personne (45€ pour les couples H/TV, H/F ou F/TV)               avec une boisson et un buffet sucré/salé offert - Vestiaire : 2 €            

              PARRAINAGE = Venez accompagné (e) d'une personne de votre choix qui souhaiterait découvrir les soirées de Prisca (en après-midi ou en soirée) pour la première fois et bénéficier d'un carton VIP PASS (une entrée gratuite).            

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            SP GbbgMercrediapm          

         

                                 Ambiance "clubbing" au rdc (bar, canapés ..) et "sex" au sous sol (15 salons fermés et ouverts, backroom, glory hole*), propice au mélangisme au  gang bang, à l'exhibition au voyeurisme ...          

         

            (*) Glory Hole : dans son acceptation la plus courante, c’est un trou pratiqué dans un mur ou une cloison. Les particularités du glory hole sont qu’il permet de conserver son anonymat et qu’il assure une séparation physique entre les partenaires. Il constitue la matérialisation poussée à son paroxysme du fantasme du rapport sexuel sans lendemain avec un (une) inconnu (e).          

            Plusieurs espaces pour  se changer, se maquiller ... sur place (vestiaire gardé), douches, café, thé offert.          

            Situé à l'entrée de la porte de Vincennes, le Dream Studio vous accueille dans un décor chaleureux et raffiné, une ambiance bar lounge, chic et cosy, idéal pour charmer et séduire autour d'un cocktail de sensualité.          

            Une partie dancefloor vous fera danser sur les derniers tubes du moment, ensuite plonger dans un univers unique, glamour et sexy dédiée aux plaisirs.

Le club dispose de nombreux salons ouverts et fermés propices à la réalisation de vos             fantasmes.          

         

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            Reprise des soirées BDSM             :

------------PROCHAINEMENT------------                   

  Soirée BDSM (date à venir) : Soirée spéciale "Fessée" pour les adeptes des jeux BDSM (équipements de contrainte mis à disposition)     
                          
          ann13220140831095232 ann10220140825082902        
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          Rejoignez la communauté "T"        
       
          (travesties, transgenres, transsexuelles)        
       
          en "direct live"        
       
          tous les soirs de 19h30 à minuit :        
       
         

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14 mai 2015

En marge de l'exposition consacrée à Gustav Klimt à Paris à la Pinacothèque de Paris : les oeuvres érotiques de Gustav Klimt ...

La Pinacothèque de Paris, en partenariat avec Arthemisia Group et 24 ORE Cultura - Gruppo 24 ORE, souhaite revenir sur un aspect essentiel de l'Art nouveau qui s'est développé à Vienne au début du XXème siècle sous le nom de Sécession.

L'exposition Au Temps de Klimt, la Sécession à Vienne raconte en détail ce développement de l'art viennois de la fin du XIXème siècle, début de la Sécession viennoise, jusqu'aux premières années de l'expressionnisme.

Affiche

Gustav Klimt, aux côtés de quarante compères, a créé le mouvement Sécession en Autriche qui tire son inspiration du symbolisme né en France et en Belgique.

Ce courant artistique se diffuse rapidement dans les années 1890 dans toute l’Europe: en France, Hector Guimard en est une figure type, célèbre pour ses entrées de métro, en Espagne Antonio Gaudi, constructeur de la Sagrada familia à Barcelone, et en Belgique, Victor Horta auquel les Bruxellois ont dédié un superbe musée.

On peut dire qu’avec l’art nouveau, Vienne, alors capitale puritaine et bourgeoise de l’Autriche-Hongrie, connaît un large rayonnement culturel et artistique.

 

Le rôle de Gustav Klimt, peintre symboliste autrichien, dans l'éclosion de ce mouvement est majeur : né le 14 juillet 1862 à Baumgarten près de Vienne, mort le 6 février 1918 à Vienne, il est l'un des membres les plus en vue du mouvement Art nouveau et de la Sécession de Vienne.

Le talent et le brio de cet artiste, de ses débuts précoces à ses excés décoratifs où les dorures et l'expressionnisme naissant dominent, sont le socle d'une période nouvelle qui s'est épanouie à Vienne au tournant du siècle. Ce mouvement artistique est en effet à l'origine de la naissance, quelques années plus tard, de l'un des courants majeurs de l'art moderne, l'expressionnisme, qui a fait l'objet d'une exposition au musée en 2011.

De toute évidence sensible aux charmes féminins, l’artiste -bien qu’il ait toujours identifié les visages de ses modèles- s’est bien plutôt attardé à saisir ici la courbe d’une hanche dans une pause désinvolte, là le galbe rebondi d’une fesse en l’air, ou bien encore une chute de reins dans l’abandon au plaisir. On retrouve les arabesques et les volutes Belle époque dans les drapés de dessous relevés et froufroutants, où le crayon s’est faufilé pour, semble-t-il, mieux dessiner des secrets féminins et déjouer les tabous.

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Le Baiser, qui est le tableau le plus représentatif du génie de Gustav Klimt et qu'il peint en 1906, sera reproduit dans le thème de L'Accomplissement pour la fresque d'Aldolphe Stoclet.

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Mais d’indécence il n’en est point. Le regard se promène avant tout sur des dessins. Légers, spontanés, rapidement croqués pour donner davantage de priorité à la forme, aux contours, au mouvement, à la composition et aux volumes, les croquis plus que les sujets intéressent. Ils ont valeur d’esquisse plus que de «dessin» à proprement parler, car dans le dessin le trait est davantage abouti.

Là, le trait qui effleure les corps lascifs, sexuellement disponibles et caressants, est bien souvent hésitant, corrigé, rectifié, rehaussé, ce qui laisse entendre que l’artiste est plus en tension de recherche qu’excité par un quelconque voyeurisme. Le support, souvent du papier d’emballage, souligne lui aussi que ces dessins avaient sans doute valeur de gamme et de recherche.

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Accusé de pervertir la jeunesse

Il n’en demeure pas moins que la nudité et la représentation de corps désinhibés ont dérangé Vienne en son temps. Si les dessins présentés au musée Maillol n’ont pas été exposés du vivant de l’artiste, des peintures du même auteur ont fait scandale à l’époque: entre 1894 et 1903, Klimt, répondant à une commande publique pour orner le grand hall de l’université de Vienne, abandonne les représentations académiques, et privilégie une recherche personnelle.

La Philosophie, La Médecine et La Jurisprudence, dont les deux nus féminins à la représentation naturaliste, soulèvent une vive polémique.

Philosophie

Medecine

Jurisprudence

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Klimt, accusé de vouloir pervertir la jeunesse par une allégorie incitant au libertinage et portant atteinte aux bonnes moeurs, rembourse alors ses honoraires perçus, rachète ses œuvres et se détourne pour toujours des commandes publiques pour ne plus faire librement que ce qu’il a envie de faire.

Il détruit par milliers des dessins, en laissant 4 000 répertoriés à la postérité, pour beaucoup non signés. De nombreuses oeuvres de Gustav Klimt sont visibles avec ce lien.

 

11 janvier 2015

Sophya est CHARLIE ...

Bonjour à toutes et tous,

Bonjour,

Mon sang de caricaturiste n'avait fait qu'un tour, mais j'ai attendu le dénouement des lâches actions terroristes qui nous ont un moment déstabilisés, pour apporter mon imagination, donc ma liberté d'expression, au mouvement général français et mondial de révolte et de résistance contre la montée des intégrismes, d'où qu'ils viennent !

Ma liberté d'expression, par principe, ne peut pas, et ne veut pas, s'embarrasser des limites de la pudeur, de la retenue et de la modération : chacune et chacun de vous voudra bien accepter l'insolence de mon "coup de crayon d'indignation" ...

 

IslamisteIntegriste-Macho_Vc

 

Charlie Hebdo en a été, bien sûr, également destinataire.

Je suis CHARLIE, Nous sommes CHARLIE, demain partout en France et dans le monde.

Etait-ce prémonitoire ... Voici ce que j'ai publié ici sous le titre "L'humour peut-il offenser les croyances ? - BDSM, Kamasutra, soumission et ondinisme iniatiques ...":

et que vous pouvez lire sur ce blog : http://sophya.canalblog.com/archives/2008/10/21/31439381.html

Bien cordialement,

Sophya.


21 août 2014

Sophya transgenre, avec une épouse exceptionnelle : Il était une fois … un homme, Il est une fois une transgenre ... !

Sophya transgenre soumise, une histoire banale mais une épouse exceptionnelle ...

Il était une fois … un homme, Il est une fois … une transgenre !

    Il était une fois … un homme qui, ayant choisi une compagne avec qui il vivait depuis quelque décennie dans une relation «vanille», fut happé par l’attrait du travestissement et de la soumission, qui se conjuguèrent assez rapidement l’un avec l’autre … dans une envie de vivre ainsi, concrètement et autrement, sa profonde sexualité.

    Il était une fois … un homme qui découvrit que, dans sa sexualité, sa masculinité originelle devait accepter de laisser «trans»paraître, à ses côtés et de temps en temps, une féminité, certes latente mais réelle, trop longtemps refoulée et cachée (lui-même ne raflait-il pas tous les 1ers prix lors de carnavals ou de concours de déguisement, toujours habillé en «femme», ici gitane, là bigoudène, ailleurs pin-up en monokini !) …

    Il était une fois … un homme qui choisit d’abord de vivre seul ces pulsions, sans en parler à sa compagne, parce que c’était, paraît-il, «inavouable», parce que l’habitude installée dans son couple avait relégué au second plan la confrontation partagée et renouvelée de leurs sexualités, parce que la crainte de « faire mal » à sa compagne était plus forte, ou bien était un prétexte plus confortable, que le besoin d’être sincère et transparent avec elle …, parce que … 

    Il était une fois … un homme qui connut les «5 à 7», les «dîners professionnels» tardifs et interminables, à la recherche lancinante de lieux et de moments où il pourrait assouvir ses pulsions, s’y maquiller et s’y travestir, un homme qui multiplia les cachettes dans sa maison où il gardait des dessous féminins, et bientôt aussi des dessus, qui lui révélaient à son propre regard, puis un jour au regard des autres, la partie de lui-même qui se découvrait féminine, 

    Il était une fois … un homme qui, enfin, réalisa, assez spontanément et rapidement, que la relation de domination-soumission, et notamment sa nature masochiste, lui apportait, à travers la médiation d’épreuves de flagellations ou autres, un «voyage» mental tellement proche de l’orgasme sexuel qu’il rangea peu à peu celui-ci aux oubliettes de ce qu’il partageait maintenant avec ses nouveaux partenaires, toujours des dominatrices, ce «voyage» qu’il offrait à sa Maîtresse et où il s’abandonnait totalement afin que la même vibration les inonde l’une et l’autre,

    Il était une fois …, encore une fois, une dernière fois, un homme qui devait chez lui, et lorsque sa compagne y était présente, redoubler de subterfuges pour se préparer intimement de façon à pouvoir être possédé analement par sa Maîtresse, ou bien pour cacher, à son retour, les marques que pouvaient avoir laissées sur son corps fessées à main nue, lanières de martinet ou coulées de bougie …

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    Il est une fois … un homme qui ne peut plus accepter ce "mensonge" perpétuel, qui n'en est pas un puisque le sujet ne vient jamais dans la conversation avec son épouse, du moins pas de façon ouverte, car il y est entré de façon latente par un "silence" larvé, puisque leur sexualité de couple est entrée d'abord dans la monotonie, puis dans l'oubli total

    Il est une fois … un homme qui décide un jour de rompre ce "déséquilibre" entre son épouse, qui continue de subir cette sexualité perdue, alors que lui vit sa sexualité "spéciale", certes en cachette, mais pleinement quand il est seul, et qui décide alors de dire à sa compagne-épouse, D., que transidentité et soumission sont maintenant sa façon à lui de vivre pleinement sa sexualité, certes au terme et au prix de quelles tensions dans son couple, faites de silences lourds, de reproches ou d’incompréhensions ouvertes (es-tu homosexuel ? as-tu des relations homosexuelles ? que devient ma sexualité dans mon rôle d'épouse ?)…, tensions sans doute inévitables mais combien salutaires …,

    Il est une fois … un homme qui éprouve la surprise et la joie d’entendre un jour D. lui expliquer - spontanément - que, même dans un couple affectivement lié, il pouvait y avoir une sexualité vécue différemment par elle et par lui, une compagne qui témoigne ainsi d’un acte d’amour rare, fait de tolérance et d’acceptation sincère des différences, …

    Il est un homme qui, enfin, trouve avec D. non seulement l’espace de sincérité et de transparence qui lui paraît indissociable de son amour pour elle, mais aussi l’espace de partage où elle et lui donnent l’un à l’autre, autant qu’elle et lui reçoivent l’un de l’autre …,

Sophya, sur le pas de notre maison, photographiée par D. :

S-DeboutPorte

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Il est une fois … une transgenre et son épouse, qui retrouvent aujourd’hui l’envie de renouer le dialogue dans leur couple, l’envie de parler de leurs sexualités si différentes et assumées chacune dans une nouvelle dimension, l’envie de se raconter leurs joies et leurs envies vécues avec leurs partenaires respectifs …

 

Il est une fois … une transgenre, Sophya, qui peut maintenant rêver de ses pulsions en gardant les yeux ouverts !

    Sophya

PS : Je ne veux pas être toujours vu-e dans le regard des autres comme un «homme», car même si une grande part de ma personnalité est masculine, une part est féminine : je ne veux pas être être «fort», être «sûr de moi», je ne veux pas refuser de mêler «le sentiment avec la raison», je ne veux pas «gagner» à tout prix, je peux même accepter de «perdre» pour ne pas avoir à écraser … 
   

Alors quand je suis transformée, et que je suis regardée, ce sont les interrogations silencieuses que le regard des autres leur suscite qui me rend cette «justice» d’être reconnue en partie féminine : les autres se disent en effet «Qu’est-ce qui, dans cette image que je vois de «Sophya», est féminin ?» et bien sûr aussi «Qu’est-ce qui ne l’est vraiment pas ?».
   

C’est le principal pour moi : en voyant «Sophya», le regard des autres a cherché à repérer le féminin et le masculin qui sont en moi, alors que ces mêmes autres n’auraient pas du tout l’idée de le faire en me voyant en «homme» !

Exposition « Picasso à Royan » du 15 février au 2 novembre 2014 : Je l’ai visitée.

Exposition « Picasso à Royan » du 15 février au 2 novembre 2014 : Je l’ai visitée.

 

Charentaise Maritime depuis plus de 7 années maintenant, j'ai eu l'agréable surprise, de compléter ma culture picturale grâce à 3 expositions au Musée de Royan, ville que je n'aurais pas soupçonnée avant d'y arriver d'être aussi attractive sur le plan culturel,

d'abord Colette Enard (voir mon article sur ce blog :

http://sophya.canalblog.com/archives/2011/10/19/24928114.html),

puis Nadu Marsaudon (voir mon article sur ce blog :

http://sophya.canalblog.com/archives/2013/01/03/26060244.html),

et enfin actuellement Picasso !

Affiche ExpoRoyan

Dans la vie très intense de Pablo Picasso, la période couvrant août 1939 à septembre 1940, représente une année dominée par la crainte, l’insécurité, le doute et la peur : il craignait de subir des bombardements à Paris en ayant une peur maladive après avoir vécu la guerre d'Espagne et peint Guernica.

Alors Picasso fuit Paris et se rend en province. Pourquoi choisir Royan ? Parce que son amie Marie-Thérèse Walter et sa fille Maya, y sont en vacances et que c'est un lieu de refuge idéal loin du front.  Il emmène avec lui sa nouvelle amie Dora Maar et atteint le port de Royan le 2 septembre 1939.

Il s'installe à l'hôtel du Tigre, qu'il appelle "de le Tigre", au coin des boulevards Clémenceau et Albert Ier et loue une chambre comme atelier dans la villa Gerbier de Jonc, un peu plus loin sur le boulevard Albert Ier.

Le lendemain c'est la déclaration de guerre. Il se met à dessiner et ses premiers dessins sont ceux de chevaux réquisitionnés par l'armée qui se dirigent vers l'abattoir situé tout près de la villa Gerbier des Joncs, sujet qui convient bien à l'angoisse qu'il ressent.

Il partage son temps entre ses deux maîtresses la blonde aux yeux bleus Marie-Thérèse et la très brune Dora, tenues totalement séparées et qui s'ignorent au début tout au moins.

Elles finissent par apprendre l'existence d'une rivale, cela d'autant plus facilement dans une petite ville que Dora Maar l'égérie des Surréalistes fréquente la femme d'André Breton, également réfugiée à Royan, qui ressemble à Marie-Thérèse Walter et qui a comme elle une petite fille du même âge.

Dans cette période trouble, son Art, inéluctablement, en pâtit et subit même un réel changement, et en un an, sur la rive charentaise de l’estuaire de la Gironde, il ajoutera plus de 750 oeuvres à sa production.

Ce qui m’a frappée lors de la visite que j’ai faite de cette exposition « Picasso à Royan », c’est le nombre important de portaits de femmes, inspiration dont la naissance pourrait être trouvée, c’est mon interprétation ou une hypothèse que j’ose avancer, dans cette rivalité féminine qui ravit Picasso et qu'il attise à l'occasion.

Femme ChapeauBleu ExpoRoyan

 

Tete Femme1 ExpoRoyan

 

Tete Femme2 ExpoRoyan

 

Tete Femme3 ExpoRoyan

 

Chaque matin, un rituel s'établit : Picasso se contente de remplir de nombreux cahiers de dessins avec des croquis marqués par son inquiétude devant la situation, il couvrira huit cahiers de dessins à Royan et le plus beau a été publié par les Cahiers d'Art.

Ses dessins représentent des têtes de moutons écorchées qu'il achète pour nourrir Kasbek, des têtes de mort, des chevaux menés à l'abattoir, des nus féminins et surtout de très nombreuses têtes féminines déstructurées par la haine ressentie assez souvent pour sa maîtresse Dora Maar qu'il battait parfois au point de la laisser inconsciente, aussi pour elle le séjour à Royan sera un enfer.

Ossements, crânes, dentitions décharnées, que Picasso a dessinés comme natures mortes mais aussi a intégrés parfois dans ses portraits de femmes, laissent à penser qu’il est resté profondément marqué par la guerre d’Espagne, immortalisée par le tableau Guernica, et que les scènes de la guerre qu’il a fuies en venant de Paris à Royan lui restent en obsesson dans sa mémoire.

 

NatureMorte ExpoRoyan

 

Tete Femme4 ExpoRoyan

 

TroisCranes ExpoRoyan

 

Il peint à la gouache le boueur qu'il voit de sa fenêtre en train de vider les ordures dans sa charrette.

Boueur ExpoRoyan

Boueur-Portrait ExpoRoyan

Sabartes Portrait ExpoRoyan

Il fait en peinture un curieux portrait de Sabartès en costume de grand d'Espagne du XVI° siècle avec collerette et chapeau à plume, un visage déformé pour lui donner du mouvement, avec le nez d'un côté, les lunettes d'un autre, ce qui amène son médecin royannais de le comparer à une caricature.

Il peint aussi un portrait de sa fille Maya et des portraits de femmes, tantôt celui de Marie-Thérèse, tantôt celui de Dora Maar, comme un portrait en pied dans une bourrasque de traits géométriques striés en tous sens, peint le 31 décembre.

MayaEndormie ExpoRoyan

Dès les premiers jours de 1940, Picasso loue un large atelier très clair, au troisième étage de la villa Les Voiliers, au 46 du boulevard Thiers juste au-dessus du port.

Sa propriétaire, Andrée Rolland, a raconté sa rencontre avec ce peintre qu'elle admire. Elle avait hésité à louer à un étranger et quand elle s'en inquiète Picasso lui répond avec un large sourire "Vous faites de la peinture. Alors mon nom vous dira sûrement quelque chose" et il note son nom devant elle, ravie et admirative. Il faut pourtant remarquer qu'à l'époque la réputation de Picasso était plus souvent celle d'un parfait fumiste que celle d'un génie de la peinture.

Picasso a du mal à s'adapter à la lumière éclatante qui règne dans son atelier et à la beauté de la vue.

Note personnelle : Il est vrai que moi-même, originaire de Lorraine, j’ai été surprise, arrivée en Charente Maritime, par la très forte luminosité extérieure à toute période de l’année.

Lors d'un voyage de deux mois à Paris au printemps, il déclare selon ses propres termes "s'emmerder loin de Royan" aussi il peint "Les Soles" et "Les anguilles de mer", inspirées par la nostalgie du marché royannais.

Anguilles de mer ExpoRoyan

Soles ExpoRoyan

Après l'arrivée des troupes allemandes qu'il voit défiler sous son atelier le dimanche 23 juin 1940, Pablo Picasso supporte mal leur présence, en particulier celle des officiers qui occupent l'hôtel de Paris, juste à côté de l'hôtel des Voiliers.

Peu après il peint, après en avoir fait de nombreux dessins, l'atroce et monstrueuse "Femme nue se peignant", un chef-d'oeuvre et l'une des toiles capitales de cette période, qui représente un énorme monstre femelle au corps rebutant avec un balancement agressif des seins, qui donnent une impression de croix gammée, des pieds énormes, la tête déstructurée de Dora Maar; en fait il s'agirait d'une baigneuse assise au bord de la mer inscrite dans une sorte de cellule foncée.

GrandNuAssis FemmeSeCoiffant ExpoRoyan

Etude2 FemmeCoiffant ExpoRoyan

Etude3 FemmeCoiffant ExpoRoyan

Etude5 FemmeCoiffant ExpoRoyan

Etude7 FemmeCoiffant ExpoRoyan

Etude10 FemmeCoiffant ExpoRoyan

Ensuite il peint le 15 août 1940 son plus célèbre tableau de Royan Le Café des Bains, l'un de ses rares paysages qui est la vue depuis son atelier des Voiliers, souvent dessinée, interprétée dans son géométrisme cubiste.

Cafe Royan-1940

CafeBains Royan

Ce paysage marque en fait une journée historique de Royan, avec le café lui-même où l'on peut remarquer les fenêtres passées au bleu pour occulter les lumières la nuit selon les instructions de la défense passive, mais aussi le port avec son phare, le square Botton et la plage, et surtout …

… avec des promenades désertes sans le moindre promeneur en plein mois d'août, car il s'agit d'une journée sinistre dans une ville inquiète où les gens n'osent pas sortir de chez eux après qu'une sentinelle allemande ait été tuée la nuit précédente au Golf-Hôtel et des otages du conseil municipal arrêtés.

Picasso se tient à l'écart de tout ce tapage qu'il veut même ignorer : le 11 juillet, de retour à son atelier, il dessine, au lavis d'encre de chine, un couple nu, qu'il intitule "Etreinte". C'est une oeuvre osée, démonstrative, certainement l'un des plus érotiques qu'il ait jamais peintes : elle est une réflexion sur l'aspect animal de l'homme, réduit à l'état primitif et dans laquelle on ne peut nier la domination par la force ... Signe des temps ?

Etreinte ExpoRoyan

Le soir même, une balle sans doute tirée par un avion pénétrait dans l'appartement situé au-dessous de son atelier, cette affaire attire l'attention de la police et des occupants sur la condition d'étranger de Picasso, déjà en butte à la méfiance des édiles xénophobes de la mairie peu admiratifs de cet artiste anarchiste, facilement classé décadent et scandaleux.

Son caractère inquiet et superstitieux l'amène à paniquer quand un officier allemand l'interpelle dans la rue pour lui demander tout simplement, et très poliment, de lui préciser quelle est la race de son chien.

Aussi dès le lendemain, le 24 août 1940, il quitte définitivement Royan pour rentrer à Paris. Il regrettera longtemps son atelier dont il finira par résilier le bail en 1942 et il ne pourra jamais le revoir, car il sera complétement rasé lors du bombardement du 5 janvier 1945.

(Extraits d’écrits de Guy Binot et Gérad Dufaud "Picasso, un réfugié à Royan" - Editions coMEDIArt, Préface de Maya Picasso -, complétés par mes commentaires personnels)

Artistiquement vôtre,

Sophya.

 

19 janvier 2014

Un parallèle saisissant : "l'origine du monde" de Gustave Courbet et "l'origine de la guerre" de ORLAN ...

Mireille Suzanne Francette Porte est une artiste plasticienne française, née le 30 mai 1947 à Saint-Étienne, qui vit et travaille entre Paris, New York et Los Angeles et qui a choisi d'écrire son pseudonyme en lettres capitales : « ORLAN ».

ORLAN est une artiste qui s'exprime à travers différents supports : peinture, sculpture, installations, performance, photographie, images numériques, biotechnologies, et dont l’œuvre se situe dans divers contextes provocateurs, légitimée par son engagement personnel.

SaintOrlan_T1

SaintOrlan_T2

 

SaintOrlan_T3

 

 

 

 

 

 

 

 


Ce que je préfère cependant dans toute son oeuvre, c’est son tableau « L’origine de la guerre », qui parodie celui de Gustave Courbet « L’origine du monde » d’une façon magistrale : pas besoin de grands discours pour comprendre, à la vue de ce tableau, toute la dimension machiste de la guerre, la médiocrité de ses ressorts sociaux et politiques, l’imbécillité de ses prétentions !

Origine Guerre-Monde



Un peu d'histoire : dès les années 1960, ORLAN interroge le statut du corps et les pressions politiques, religieuses, sociales qui s'y inscrivent. Son travail dénonce la violence faite aux corps et en particulier aux corps des femmes, et s'engage ainsi dans un combat féministe.
Elle fait de son corps l'instrument privilégié où se joue notre propre rapport à l'altérité. : son manifeste de "l'art charnel" (Carnal Art Manifesto) est suivi d'une série d'opérations chirurgicales - performances qu'elle réalise entre 1990 et 1993. Avec cette série, le corps de l'artiste devient un lieu de débat public. Ces opérations chirurgicales - performances ont été largement médiatisées et ont provoqué une vive polémique, bien qu'elles ne représentent qu'une infime partie de son œuvre intégrale.

Le travail d’ORLAN sur le corps se fait également par le biais de la photographie : ainsi trouve-t-on ce médium dans la photographie-sculpture du "Baiser de l'artiste", mais aussi des photographies d'ORLAN en madonne, dans le dispositif scénique des opérations chirurgicales - performances, photographies-affiches de cinéma, etc …

ORLAN explore également l'utilisation des nouvelles technologies dans le domaine des arts et, dans son travail de la fin des années 1990 et du début des années 2000, les Self-Hybridations, l'artiste, par le biais de la photographie numérique et des logiciels de retouches infographiques, hybride des visages de cultures différentes, amérindiens, pré-colombiens et africains.

ORLAN tente ensuite d'élargir encore les frontières de l'art contemporain en utilisant les biotechnologies pour créer une installation intitulée "Manteau d'Arlequin", faite à partir de cellules de l'artiste et de cellules d'origines humaine et animale.
L’aventure artistique d’ORLAN n’est autre que la mise en scène de sa propre vie. Au travers d’une succession d’interventions, elle joue avec son corps dont elle se sert d’outil artistique et comme lieu de débat public.

29 décembre 2013

Sophya publie de nouveaux dessins humoristiques : les pratiques libertines y sont à l'honneur ...

Sous le nom d'artiste REG, je suis auteure de dessins humoristiques que j'ai édités en 3 carnets agrafés : 

- à côté des 2 carnets de 26 et 21 dessins sur le BDSM, illustrant 6 thèmes : BDSM/Dominas/Soumis(e)/3ème sexe/Sexe, Fist-Fucking et Sextoys/Uro, avec comme titre commun "BD, BDSM et Humour : Desseins noirs pour Nuits blanches", déjà présentés ici,

- voici 1 nouveau carnet de 25 dessins sur le Libertinage, avec comme titre "BD, Libertinage et Humour : Desseins volages pour Nuits pas sages".

News / mes dessins les plus récents :

 

4G et Orgasme feminin_DD

 

ChemineeCharnelle

 

Reveillon31

 

Ces dessins sur le BDSM et le Libertinage, à travers leurs visions et pratiques charnelles associées, se caractérisent par une inspiration thématique et un style graphique qui transgressent résolument les valeurs "socialement" correctes touchant au pouvoir, aux relations homme/femme, à la destinée humaine et à la foi religieuse.

Ces dessins sont visibles ici (1), en format protégé et disponibles pour le public en carnets reliés de format 14,8 x 21 :

- le 1er avec 26 dessins sur 2 thèmes : BDSM / Dominas, au prix de 15 €.

- le 2ème avec 21 dessins sur 4 thèmes : Soumis(e) / 3ème sexe / Sexe, Fist Fucking et sextoys / Uro au prix de 13 €.

- le 3ème avec 25 dessins, au prix de 15 €.

(1) http://sophya.canalblog.com/albums/les_dessins_de_sophya__alliant_bdsm_et_humour/index.html
et http://sophya.canalblog.com/albums/les_dessins_de_sophya__alliant_libertinage_et_humour/index.html

NB : Les 2 premiers carnets sur le BDSM sont vendus ensemble au prix de 20 €, et les 3 au prix de 30 €.

J’ai rassemblé en particulier tous les dessins sur le BDSM dans une exposition « BD, BDSM, Humour : Desseins noirs pour Nuits blanches », présentée en sous-verres 21 x 29,7 : si vous avez des propositions de lieux et/ou d’évènements où cette exposition peut être accueillie, je suis intéressée.

Pour me contacter :

Sophya REG / Pseudo ici : Sophya

Mon E-mail / Tél GSM : communiqué sur demande en message privé ici ou par mail.

24 novembre 2013

Sophya se révèle auprès d'une amie allemande, qui m'a connu(e) "jeune garçon" à l'âge de 18 ans : sa réaction ...

En vacances linguistiques à Ratisbonne (Bavière) alors que j'avais 18 ans et étais un "adolescent garçon", j'avais fait connaissance de I. et C., 2 jeunes filles résidant dans le même quartier que moi. C'est le hasard qui a fait que, demandant à la personne qui m'hébergeait à Ratisbonne si elle connaissait des jeunes dans son quartier, ce soit 2 jeunes filles que j'ai rencontrées.

I. dont je vais parler maintenant était en vacances chez son amie C. et résidait alors à Bonn, où je l'avais revue à 2 reprises, à l'âge de 22 ans d'abord quand j'étais encore étudiant, puis à 25 ans démarrant ma vie professionnelle.

Je l'avais revue à Berlin, où elle réside maintenant, et elle avait fait la connaissance de mon épouse D.

 

Jusqu'à ce jour, j'ai toujours gardé le contact avec I., par correspondance en échangeant de nombreuses lettres où la nature de nos sentiments l'un envers l'autre restait ambigüe, restant amicale dans les termes sans savoir si s'y glissait en silence une inclination plus tendre, du moins dans notre période adolescente.

Comme je l'ai fait avec quelques ami-e-s, B., Da., M. et J., (cf. les articles en ralatant les circonstances et leurs réaction édités sur ce blog), j'ai décidé d'évoquer avec cette amie allemande, I., ma transidentité, son lent cheminement, sa révélation auprès de D., mon épouse et son expression actuelle, avec la difficulté de m'exprimer en allemand sur un sujet où, même en français, le monde "T" a parfois du mal à mettre des mots sur sa condition transgenre.


J'avais auparavant demandé à I. si je pouvais lui faire part d'éléments très personnels et intimes me concernant. I. m'avait donné son accord de principe.

I. vient de me répondre, et je vous livre son témoignage :

Cher R. (c'est mon prénom masculin "biologique" !),

Ton nouveau message m'a beaucoup surprise. Je m'imaginais bien, certes (N.D.L.R. : au vu des précautions que tu avais prises avant de te confier à moi), que tu voulais raconter quelque chose d'extraordinaire sur toi-même, mais à cela, je ne m'y attendais pas.

Je te remercie de ta confiance et de ta franchise.

J'ai fait la connaissance de toi comme homme, de façon très amicale et avais apprécié que tu n'as jamais particulièrement souligné ton rôle comme homme. J'avais admiré comment tu avais seul élevé longtemps ton premier fils.

Mais je n'ai jamais senti ton désir d'être aussi une femme, j'avais l'impression, ton identité personnelle est relativement indépendante de la définition sexuelle.
Je dois seulement encore m'habituer à la nouvelle perspective. Je trouve que tu parais bien comme femme et apportes beaucoup de soin à ta présentation.

Comme homme, tu semblais, c’est mon impression, être plutôt indifférent des apparences.

Que cela ait été lourd pour ton épouse D. d'accompagner ce chemin, je me l’imagine fort bien. Mais c'est d'autant mieux puisqu'elle peut vivre maintenant avec cela.


Pour moi, tu es naturellement encore R. et cela m'est égal, si c'est dans la version féminine ou masculine. Je devrais seulement m'habituer aussi à un autre prénom pour toi.

Des noms ne sont pas importants naturellement.

Voulais-tu exprimer tu par le choix de Sophya quelque chose de déterminé ?

Je fais justement un cahier au sujet du féminisme. Là la question sur la détermination par l'appartenance de sexe joue un rôle assez grand. Et nous parlons ici dans notre travail de formation beaucoup des identités et de ses empreintes.

Il y a d'ailleurs un sociologue qui a travaillé au concept de la "masculinité hégémoniale" (Raewyn Connell) et se s’est soumis quelques années avant même à un changement de sexe. Mais tu ne projettes cela pas, mais tu veux vivre évidemment les deux rôles.

 (…)

Mais chaque personne a justement une diversité des identités, et il est clair que nous avons, aujourd'hui plus qu'avant, la liberté de jouer avec celles-ci. Mais qu'on doive cependant traiter cela de façon pragmatique et réaliste, je le crois aussi. Ainsi, je comprends bien ta prudence, toi à l'égard des voisins dans ta commune "à faire un coming-out".

Je t'envoie mon cahier comme le fichier en PDF, quand il sera prêt.
Seulement donc bonne chance et beaucoup de bonheur, très amicalement à toi et à D.,

I.
 
                                                                                               *****

Il est, je crois, inutile que je précise combien j'ai été heureuse de recevoir de I. sa réaction si compréhensive, et même proactive.

Sophya.

29 mai 2013

Sophya est-elle une "dame au naturel ? Bis repetita placent : les anecdotes les plus longues sont les meilleures ...

Sophya est-elle une "dame au naturel ? Bis repetita placent : les anecdotes les plus longues sont les meilleures ...

Bis repetita non placent : l'équivalent de ce proverbe latin "Bis repetita non placent" est "les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures", mais cette fois il est pertinent de barrer le "non" dans ce proverbe ... Pourquoi ?


J'ai déjà ici relaté une anecdote (cf. l'article : http://sophya.canalblog.com/archives/2012/08/21/24939134.html), où circulant avec un ami grand dans une allée de magasin, j'ai été interpellé(e) de dos par un vendeur voulant nous accueillir de la façon suivante "Bonjour M'sieur Dame !" (la Dame, c'était moi, plus petit(e) en effet ...).

L'anecdote vient de se rééditer aujourd'hui : entrant dans un pressing pour y retirer une veste, je me présente devant un comptoir vide, mais la gérante, sortant de derrière les rangées de cintres suspendus, me voit tout d'un coup et dit "Bonjour, Madame !".

C'est vrai que je porte depuis quelque temps une queue de cheval, et que j'étais coiffé(e) de mon bob (de coupe effectivement très féminine) et vêtu(e) d'une veste de cuir noir faisant plutôt 3/4 : alors ma silhouette se prêtait bien à cet agréable "Bonjour Madame !".

Il me reste à travailler ma voix : j'y pense sérieusement, et mon amie J. m'a indiqué le cabinet d'une orthophoniste à Rochefort, qu'elle connaît pour y avoir entrepris des exercices d'inflexion de sa voix.

En tout cas, puisque certains signaux de ma féminité extérieure semblent "au vert", voilà qui est de nature à m'encourager d'aller plus avant dans cette voie !


Vivent de telles anecdotes qui se répètent !

Sophya

29 mai 2013.

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05 mai 2013

Sortie conjugale au cabaret "le Saint Sabastien" : notre anniversaire de mariage et nos "noces de papier (suite ...) !

Ce voyage de « noces de papier » (car c'est ainsi que se nomme le 37ème anniversaire de mariage - avec ce lien pour les noms de chaque anniversaire de mariage, du 1er au ... 80ème !), prévu du samedi 20 au dimanche 21 avril, aurait fort malencontreusement pu mal commencer et mal se terminer :

mais les facultés de « rebondir » de mon épouse D. et nos initiatives alternatives de l’une et l’autre nous ont permis de gommer ces 2 intermèdes,

et comme le « menu principal » fut très sympathique et très agréable, et que de plus, il fut une aventure inédite d’un voyage de noces entre mon épouse D. et moi Sophya, dans une soirée « publique », et en compagnie de consoeurs transgenres et aussi d’une autre épouse E., ce fut un voyage « extraordinaire » !!!

*****

Balayons déjà d’un revers de main les aléas du début de voyage : samedi après-midi, nous présentant pourtant 1 heure avant le départ du bac à Royan, de façon à atteindre l’autre rive de la Gironde et arriver très rapidement ensuite à Couquèques, où se trouve le cabaret « Saint Sabastien », quelle ne fut pas notre surprise de découvrir 2 à 3 km de queue pour prendre le bac de 17h15 …

Le risque était trop grand de ne pouvoir prendre que le bac suivant, à 19h00, et alors de devoir « faire la course » pour d’abord prendre notre clé de chambre à la Maison du Douanier à Saint-Christoly en Médoc, puis arriver au cabaret en retard …

D. décida en une fraction de seconde : « nous faisons le tour par Bordeaux, nous en avons encore le temps ! ».

Au lieu des 60 km initialement prévus, si nous avions pu prendre le bac, il fallait alors en faire 200, en remontant la rive droite de la Gironde jusqu’à Bordeaux, puis en descendant la rive gauche de la même Gironde jusqu’à Saint-Christoly, mais c’était la bonne solution et nous avons pu être dans les temps !

Balayons aussi la déconvenue de la fin du voyage : ayant prévu de faire le dimanche après-midi une petite croisière autour des îles de la Gironde, je reçois le dimanche matin un SMS de la compagnie de navigation, m’informant que la croisière était annulée, par insuffisance de personnes inscrites (il n’y avait que nous 2).

*****

Ce contretemps nous permis d’abord de profiter pleinement du déjeuner à la Maison du Douanier : certes l’embarcadère pour cette croisière était à 50 m de la Maison du Douanier, mais le déjeuner put ainsi se terminer vers 15h30, avec une vue superbe sur la Gironde.

Le temps de réagir ensuite, et nous prenons la route pour Lamarque, où se trouve la liaison par bac avec Blaye : nous y arrivons ½ heure avant le départ du bac, il n’y a que 4 voitures devant la nôtre, et nous évitons ainsi de faire le grand tour par Bordeaux, ce que nous avions pourtant prévu pour le retour.

Arrivant ainsi à Blaye, nous pûmes alors flâner un peu et découvrir plus en amont Saint-Fort sur Gironde, et ensuite reprendre la rive droite de façon à arriver à Royan par la route des écoliers !

Passons au plat de résistance  de ce « voyage de noces de papier » :

Nous arrivons vers 20h au cabaret Saint Sabastien, après avoir pris possession de notre chambre à la Maison du Douanier : une chambre, non, presque un appartement avec cuisinette et salle de bains séparées, WC indépendant et grand couloir desservant chaque espace, la photo ci-dessous montre sa situation, là où le volet est ouvert !

Maison du Douanier-r_Gironde

 

La chambre, de 6 m x 6m,  donne par 2 fenêtres (avec volets roulants) sur la Gironde et … sur une immense terrasse : vue superbe aussi bien en amont qu'en aval, d’autant plus que le soleil est de la partie.

En amont :

 

Maison du Douanier-r_Gironde en Amont1

 

En aval :

 

Maison du Douanier-r_Gironde en Aval1

 

Au cabaret « Saint Sabastien », nous retrouvons A., son épouse E. et une consoeur N., dont j’apprendrai dans la soirée que c’est la 1ère sortie publique parmi une assemblée « mixte » : N. m’a avoué par la suite qu’elle n’en menait pas large, mais je l’ai rassurée, cela ne se remarquait pas, tant sa prestance et sa féminité sont apparues très naturelles à mon épouse D . et à moi.

 

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Comme il est d’usage dans ce type de soirée, le dîner fut servi avec retard, mais cela ne nous a pas gênées, nous 5 qui sommes ainsi toutes des « filles », comme nous a appelées Fabrice, un des artistes transformistes qui assurait d’ailleurs un grand nombre de rôles féminins dans la soirée.

 

Mon épouse D. et moi, Sophya :

 

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N. et A. sont radieuses :

 

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Les personnes qui assurent le service sont avenantes, et font de leur mieux pour satisfaire environ 200 convives : quelques chansons occupent les intervalles entre les plats, et, ce que j’avais caché à mon épouse D., nous 2 sommes citées au micro par Fabrice comme fêtant notre anniversaire de mariage ce soir.

Nous aurons ainsi droit, non seulement D. et moi mais aussi nos 3 amies, à un gâteau d’anniversaire avec les bougies de circonstance.

A 23h30, commence le spectacle et les numéros, dans un style parfois classique (Dalila est une artiste incontournable d’un spectacle transformiste) et aussi burlesque : je vous laisse imaginer les tableaux avec les photos !

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Le dernier tableau se termine vers 2h30 du matin, et originalité ou astuce du cabaret, le « Tagadabar » jouxte la salle de spectacle, et offre musique, piste de dance et salons, où nous nous retrouvons toutes les 5 autour d’un verre, non sans avoir auparavant fait une « photo de famille » avec Fabrice.

 

 

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J’avais averti le couple gérant de la Maison du Douanier que Sophya était la compagne de mon épouse D., que certes en arrivant à la chambre vers 3h30 du matin, nous ne risquions guère de renconter du monde, mais que Sophya serait aussi présente le dimanche, au petit-déjeuner et au déjeuner …

Notre chambre (il n’y en a que 2 à la Maison du Douanier) avait aussi l’avantage d’être totalement isolée dans un angle du bâtiment, où elle occupait à elle seule un demi-étage.

Notre petit déjeuner et notre déjeuner - toutes les tables de la salle du restaurant étaient occupées - se sont déroulés dans le calme de ce bâtiment toatlement isolé sur la côte de la Gironde, et, bien qu’il y ait un vent assez fort nous empêchant de nous installer en terrasse, nous avons profité pleinement depuis la vaste véranda de la vue sur la Gironde et du cadre de nature dans lequel est nichée la Maison du Douanier.

 

Maison du Douanier-r_Dfl-S1_SoleilTerrasse

 

Mon épouse D. et moi, Sophya, avons vécu ces 2 jours comme un couple « normal », sans jamais ressentir une quelconque gêne ou animosité de la part des personnes que nous avons rencontrées, aussi bien dans la salle du déjeuner à la Maison du Douanier que dans le bac Lamarque-Blaye.

C’est ainsi que j’apprécie les sorties de Sophya : ne pas leur donner d’importance ni de solennité, ou au contraire les vivre sans aucune clandestinité, vivre simplement ces moments certes particuliers comme étant des moments vrais de vie « au naturel ».

Des « noces de papier » au beau fixe, une ambiance décontractée et festive avec Alicia, E. et N., notre couple, D. et moi, Sophya, fêtant pour la 1ère fois notre anniversaire de mariage au cœur même de ma transidentité et de la complicité maintenant établie avec mon épouse D. : nous étions toutes les 2 ravies !

 

Sophya

5 mai 2013.

 

29 mars 2013

Sortie conjugale avec un spectacle transformiste au cabaret "le Saint Sabastien" dans le Médoc : notre anniversaire de mariage !

Avril 2013 : 37ème anniversaire de mariage de Sophya, avec son épouse D., qui a accepté et intégré totalement dans notre couple ma transidentité ... La preuve ?


D. et moi, Sophya, fêterons pour la 1ère fois notre anniversaire de mariage sous le signe de ma transidentité, en public puisque nous serons au cabaret "Le Saint Sabastien" (1), pour sa soirée transformiste  : ce sera le samedi 20 avril prochain.

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Nous y retrouverons une consoeur, A., dont D. et moi avons fait la connaissance lors d'une sortie organisée par Txy à Bordeaux, son épouse M. et 2 autres consoeurs, L. et N.


D. et moi passerons la nuit (de noces ...!) dans un hôtel tout proche, la Maison du Douanier, au cadre apparemment agréable, classé "Restaurant de Tourisme" et "Bonne table française", donnant directement sur les rives de la Gironde.

Je raconterai ici ce qui méritera de l'être, avec photos à l'appui ...

A bientôt, Sophya.

(1) Le cabaret "Le Saint Sabastien" (11, rue Charles Plumeau - 33840 Couquèques) : Le cabaret le plus couru des champs ...

Rendez-vous au coeur du Médoc pour un dîner-spectacle qui mérite vraiment le détour !

Régulièrement cité dans les journaux télévisés, réputés bien au-delà des frontières régionales pour sa qualité, le Saint Sabastien fait salle comble depuis 1996 !

La recette est simple : un accueil sincère et chaleureux, une cuisine généreuse et soignée, un cadre intimiste et convivial, et surtout un spectacle exceptionnel réunissant des artistes bourrés de talent.

Parking privé accessible aux bus / Climatisation / Vestiaire surveillé (et gratuit).

Salle : 120 places.
Cuisine traditionnelle / Animation du repas (20h30/22h30).
Spectacle à l'issue du repas (22h30/1h00).
Photos libres pendant le repas et le spectacle / Rencontre avec les artistes à l’issue du spectacle.

Ouvert toute l'année / Principalement le week-end / Uniquement sur réservation.

Site : http://www.saintsabastien.com Programme, calendrier et disponibilités au format pdf : cliquer ICI

 

29 janvier 2013

Sophya a 3 vies, conjugale, amicale et libertine : sont-elles compatibles entre elles ?

Marier vie conjugale, vie amicale et vie libertine, là est la question !

- ma vie conjugale et familiale dure et durera, c'est le pivot indispensable de mon équilibre, grâce à D., mon épouse subtile qui a intégré ma trangénérité sans la subir, qui a su lui donner une dimension amoureuse et complice et qui m'a étonnée par la force de sa tolérance et de sa délicatesse,

- ma vie amicale, même si elle poursuit la route "classique" de mes relations avec des personnes qui ignorent l'existence de Sophya, a pris et prendra, j'espère, un nouvel envol, grâce à l'amitié que j'ai tissée avec J., transgenre charentaise avec qui je corresponds assidûment depuis 3 ans.

J'ai rencontré cette amie J. à plusieurs reprises pour des moments de "femmes" heureuses de vivre nos transgénérités en toute transparence et complicité avec nos épouses.

- ma vie libertine a vécu et vivra encore, elle qui a commencé par la découverte du monde du BDSM, en tant que transgenre soumise, ce monde de premier abord "aveuglant", certes attirant par l'exaltation des sens qu'il mène au plus haut point des émotions, mais in fine parfois déroutant par les préjugés qu'il reconstruit sur les mêmes bases de ceux-là même qu'il prétend remplacer.

Cette vie libertine, qui s'est un temps tournée vers des rencontres plus "classiques" avec des partenaires féminins et masculins, idéalement en couples, attirés par ma transgénérité bissexuelle et non virile, a maintenant envie de trouver un équilibre entre d'une part les sensations indicibles d'abandon qui font vibrer ma nature, et d'autre part les ambiances sensuelles, à la fois feutrées et explosives, des échanges et mélanges des corps et des sens.

Cette vie libertine restera vécue en toute transparence avec mon épouse D, bien qu'elle n'y participe pas, parce que, tout simplement, elle n’a aucune envie en ce sens puisqu’elle se réalise, dans la même transparence et la même liberté, à travers sa sexualité qui lui est propre.

Vivre chacune de ses 3 vies, sans que l'une n'étouffe ni n'éteigne l'autre, demande une nouvelle approche du temps, une plus grande retenue dans les aventures de façon à réfreiner celles sans lendemain, une plus forte implication dans les sentiments à partager avec les êtres qui me sont chers, et avec ceux proches de ma chair.

********************

Ces 3 vies se retrouvent sur un point qui leur est commun :

ma créativité artistique, à travers le dessin humoristique, qui vient illustrer parfois ma vie conjugale et familiale, à travers les fêtes qui la jalonnent et nous rassemblent, mais aussi ma vie sociale et amicale où j'apporte la légèreté de mon originalité d'une approche décalée des choses, sans oublier ma vie libertine enfin où j'ai découvert tant de transgressions et qui m'a inspirée, dans une vision souvent irrévérencieuse et osée, des situations et pratiques vécues à la lueur du BDSM et du libertinage.

Cet équilibre est fait de déséquilibres permanents entre ces 3 vies,

et je dois maintenant essayer de le maintenir,

avec le concours vigilant et la confiance attentive de mon épouse D. et de mon amie J.

 

Sophya.

 

Nadu Marsaudon, artiste peintre né à Royan, architecte et décorateur urbain, expose au Musée de Royan ...

Art, Eros et Sexualité - L'obsession de la femme et l'érotisme dans le mouvement surréaliste : peintures et dessins (2ème suite inattendue) :

Après ma 1ère surprise en découvrant à Royan, ma nouvelle et attachante région d’adoption, une artiste peintre, Colette ENARD, qui a contribué, par ses œuvres, au mouvement surréaliste (voir l’article que j’ai édité sur ce blog : http://sophya.canalblog.com/archives/2011/10/19/24928114.html) et qui les a exposées au Musée de Royan, voilà une 2ème surprise que m’apporte encore une fois une exposition au Musée de Royan, intitulée «L’imaginaire MARSAUDON» !

C’est vraiment une aubaine pour moi qui ai eu le coup de foudre pour le mouvement pictural surréaliste : né à Royan en 1933, Nadu MARSAUDON est un artiste inspiré entre autres par le surréalisme, parallèlement à son attrait pour l'écriture automatique et pour les cultures des pays qu'il découvre lors de nombreux voyages.

Graphiste, peintre et dessinateur accompli, il réalise logotypes, affiches et maquettes pour l'entreprise, en parallèle de son abondante production artistique ; il est également réputé pour son travail d'architecte, décorateur et scénographe.

Il a profondément marqué la région et les esprits par ses créations, son talent, sa sensibilité et sa simplicité.

Sainte Thérèse de l'enfant Jésus - Cathédrale de Royan

SteTherese EgliseNotreDame Royan-Sculpture

 

Nadu Marsaudon fait partie de «Expo 5», un collectif d'artistes de Charente-Maritime, auquel participe d’ailleurs Colette ENARD, et qui décidèrent d'exposer ensemble à partir de 1963.

Expo 5 est un collectif d'artistes de la Charente-Maritime, qui sont avant tout des amis. C'est à partir de 1963 qu'ils décident d'exposer tous ensemble, sous le nom d'Expo 5.

Chacun possède sa propre technique et sa créativité, mais tous ont en commun une motivation artistique et de fortes affinités esthétiques. Ils ont présenté leur travail au Festival d'Art Contemporain de Royan entre 1964 et 1968. À partir de 1968, le groupe se met en veille. Une exposition de retrouvailles a lieu en 1973 à Royan, organisée par l'Association "Pour une Maison de la Culture" (APMC), alors présidée par l'un des membres, André Tardy. C'est aujourd'hui avec plaisir que nous retrouvons Expo 5 au Musée de Royan, pour un événement qui rend hommage à ces cinq artistes marquants de la scène culturelle régionale, dont Colette Enard, artiste royannaise, peintre et maintenant Maître Artisan Tapissier.

Au-delà de cette production commerciale, Nadu Marsaudon réalise une œuvre foisonnante proche des mouvements d'avant-garde tels que le dadaïsme et le surréalisme. Des collages au dessin, cette production polymorphe et ambitieuse résonne chez le spectateur et le plonge dans l'univers unique d'un artiste remarquable.

Surréalisme et surnaturel

En entrant dans l'atelier, les piles de dessins, de peintures, de sculptures et de «poèmes objets à fonction symbolique» envahissent la pièce. Un mélange des genres qui sied parfaitement au personnage et à ses goûts artistiques.

«J'ai découvert le surréalisme quand je suis parti faire mes études à Paris. çela été une révélation. Et comme je suis un peu déglingué de nature …».

Un hommage à Dada, mouvement de révolte des années 1900 et dans le lit duquel s'inspira et se développa le mouvement surréaliste :

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Ce fervent admirateur d'André Breton - il a presque acheté la maison de l'écrivain à Saint-Cirq-Lapopie dans le Lot - s'est «faufilé dans le surréalisme».

Très pudique sur lui et ses œuvres, il n'aime pas vraiment les montrer ou, du moins, qu'on le regarde travailler. «Ce qui m'intéresse, c'est de faire mes œuvres. Après, peu importe ce qui se passe.»

Autre penchant de Nadu Marsaudon, le surnaturel. Ce domaine l'attire et l'inspire. C'est aussi pour lui une façon de montrer «l'absurdité du monde.»

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La grande marchande d'allumettes :

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Son exposition au Musée municipal de Royan, il l'appréhende un peu.

«Je ne suis pas à la recherche d'une gloire notoire. J'ai une trouille monstre, ça m'angoisse.» L'imaginaire, titre de l'exposition, s'est ouverte vendredi pour six mois.

Cette figure iconoclaste mais très respectée à Royan emprunte son surnom à un mot de l’indien Chippewa :

Nadouesiou, qui signifie l’étrangleur, le coupe-gorge. Il laisse une empreinte forte sur le paysage royannais en réalisant des décors du Palais des Congrès, de la piscine de Foncillon ou encore de la boîte de nuit Le Rancho.

Du logo au rocher des flamands roses en passant par l’espace des gorilles, Nadu Marsaudon travaille en tant que décorateur au zoo de la Palmyre pendant plusieurs dizaines d’années.

Ces décors sont empreints d’influences multiples : fresques égyptiennes, sculptures africaines … ils donnent une envergure particulière à ce haut lieu touristique.

Cette création est inspirée de nombreux périples qui ponctuent la vie de l’artiste.

Voyages culturels en Europe : Rome, Venise, Istanbul, Prague… où il se ressource auprès des œuvres des grands maîtres, voyages en Inde où il puise ses modèles féminins aux corps voluptueux ; mais aussi voyages humanistes tel ce voyage aux Saintes-Maries-de-la-Mer auprès des gitans lors de leur pèlerinage annuel, et encore aux Antilles ou en Mongolie.

Des carnets de voyages d’une immense richesse artistique retracent le parcours atypique d’un personnage haut en couleurs.

Dès les années 1950, il réalise des centaines d’affiches pour les commerces royannais tels que le restaurant le Tiki, la parfumerie Servit ou encore le magasin de vêtements Adam.

Exposer ses créations a pour objectif de faire appel à la mémoire collective et de mettre en perspective ces créations avec l’histoire du graphisme et de la publicité en France. Au-delà de cette production commerciale, Nadu Marsaudon réalise une œuvre foisonnante qui emprunte ses sources dans les mouvements d’avant-garde tels que le dadaïsme et le surréalisme. Des collages au dessin, cette création polymorphe, ambitieuse et foisonnante résonne chez le spectateur et le plonge dans l’univers unique d’un artiste de premier plan.

Histoire d'un tableau, histoire des Yakoutes                   

La réalité

J'étais un petit, très petit enfant lorsque je vins la première fois en ce lieu avec ma tante chérie. Jeanne, la sœur de ma mère, m'adorait comme son propre fils. Elle était couturière et un jour d'essayage à domicile, elle m'amena avec elle. C'est ainsi que je découvris cette extraordinaire atmosphère lumineuse et colorée, chaude et silencieuse, luxueuse à l'excès.
Ce qui m'impressionna lors de ces visites, et ce pourquoi j'en garde un souvenir intime, fut ces grandes plantes vertes au graphisme retombant, tellement belles et nostalgiques. Et aussi les grands canapés rouges sur lesquels des dames alanguies semblaient rêver tout en fumant de très longues cigarettes.

Nous revînmes plusieurs fois finir les essayages des robes de ces dames, ma tante à genoux devant elles, la pelote d'épingles au bras, arrondissait à la perfection le bas de robe ou l'ajustage de la manche. Moi, assis sur l'un des canapés, entre deux dames, gavé de bonbons et de pâtisseries, j'étais adulé et câliné en attendant que tante Jeanne achevasse son travail. Le nom de cette villa m'intriguait un peu aussi ... «Le clair de lune».

Le rêve

Je suis avec ma tante Jeanne, de la Plage de Foncillon en montant l'avenue de Pontaillac, très précisément au n°30. Un immeuble épargné par le bombardement se détache, étrange, dans un environnement de ruines. Je franchis le seuil presqu'en automate. Rapidement et sans réflexion j'entre dans cette demeure singulière où l'atmosphère ouatée et claire apaise ma nervosité.

Une immense étendue sans relief, blanche de neige, ensoleillée et froide, s'étale jusqu'à l'infini.

J'avance comme à tâtons dans ce désert hallucinatoire et ces images chaotiques indifférenciées, si foisonnantes qu'aujourd'hui encore il est difficile d'en démêler les écheveaux. Le vent brusquement chasse la blancheur du ciel, et là, tels des dolmens mirifiques, trois femmes empruntées aux mythes me toisent de leur arrogance intraduisible.

Inertes, hiératiques, terriblement secrètes et soumises.

Elles exhibent avec ostentation leur féline appartenance à la fornication (je suis dans le piège des croyances, envoûté par des nymphes nyctalopes).

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Bref ! à la lisière périphérique de l'infini ... trois Yakoutes ...


(Ce nom m'est donné par la Léna, qui est un fleuve langoureux, et par le paradis septentrional, situé dans ces hautes toundras de glace, que les Tibétains appellent le Shambala).

Trois Yakoutes, dis-je, dont les noms s'épellent avec des notes de musique. Immenses et odorantes, semblables à des courtisanes bègues, nues, à moitié nues, et parées de bijoux inspirés par la salive.


Le texte ci-dessus est la transcription émotive d'un souvenir d'enfance réel et d'un autre souvenir rêvé lui faisant suite. Les deux souvenirs furent séparés de plusieurs années.

Le tableau reproduit ici illustre ce souvenir rêvé d'il y a très longtemps, et le fait que le rêve peut-être plus important que la vie même.

 

 

27 décembre 2012

Ouvrage "La Transyclopédie. Tout savoir sur les transidentités" / rencontre avec les auteurs

Rencontre avec ARNAUD ALESSANDRIN et KARINE ESPINEIRA

pour leur ouvrage "La Transyclopédie. Tout savoir sur les transidentités"

30 janvier 2013 - 19h

Librairie Violette and Co (1)

Parce qu’elles sont encore trop souvent reléguées aux rangs de la marginalité ou du spectacle,

l’histoire, la culture, la réalité et la diversité des transidentités méritaient une "encyclopédie", qui permet de comprendre les différences de perceptions des transidentités, du genre et du sexe.

Ce livre fait le tour de toutes les questions : de l’histoire des associations à l’évolution du droit en passant par la culture et la santé, les médias, la sexualité, les religions ou encore la transparentalité et la transphobie.

30 définitions et 46 chapitres. 350 pages. Cet ouvrage est issu d’un travail collectif et il a été dirigé par Karine Espineira, Maud-Yeuse Thomas et Arnaud Alessandrin.

Avec la participation des associations Chrysalide, OUTrans, Mutatis Mutandis, Association Nationale Transgenre, Support Transgenre Strasbourg, Genres Pluriels, Sans Contrefaçon, GEST (Groupe d’Etude sur la transidentité), et de l’Observatoire Des Transidentités.

Et plus de 30 contributions internationales (membres d’associations, historiens, sociologues, anthropologues, artistes, philosophes, enseignants...) : Bambi (Marie-Pierre Pruvost), artiste / Maxime Foester, histoirien / Brigitte Bellebeau, philosophe / Laurence Herault, anthropologue / Julia Serrano, écrivain américaine / Patrice Desmond, philosophe / Pau Crego Walters , militant espagnol / Rara Starblanket, de l’Organisation Internationale des Intersexués / Etc.

La Transyclopédie est éditée par la maison d'édition "Des Ailes sur un Tracteur", qui se veut un agitateur de projets livresques axés LGBT, un laboratoire d'idées, de débats et de convivialité.
Forts de sa première expérience avec le succès de "L'encyclopédé" et du "Lesbictonnaire", nous avons décidé de pérenniser l’aventure en développant dès 2012, des projets de livres LGBT : essais, théâtre, beaux-livres…).

******************

(1) Lieu : Librairie Violette and Co, la librairie des filles et des garçons manqués... et de leurs ami-e-s !

Violette and co

Violette and co est une librairie consacrée aux textes et aux images qui mettent en valeur les femmes et les homosexualités sous toutes leurs formes.

Romans, essais, beaux livres, polars, BD, revues... sont rassemblés dans un espace unique où se rencontrent les féminismes, les réalités -- et les imaginaires -- lesbiens, gais et trans, et toutes les questions de genre.

C’est un lieu lumineux, chaleureux et animé qui invite toutes celles et tous ceux qui aiment les littératures hors des sentiers battus et qui s’interrogent sur nos sociétés.


Nous y proposons des ouvrages attachants, rebelles, sensuels, attirants..., des références essentielles, des nouveautés incontournables et, pourquoi pas, des classiques de demain.

Violette and Co c’est aussi un rayon jeunesse qui propose une sélection pleine d’humour et de réflexion, des CD et des DVD, des cadeaux à (s’)offrir. Et parce que si les livres se lisent en solitaire, ils se vivent aussi à plusieurs, la mezzanine est dédiée à l’accueil de rencontres littéraires, de lectures, de débats ainsi que d’expositions.

22 décembre 2012

A l'occasion de Noël, une pensée pour les Rondes et les Ronds, et pour les libertines, pour qu'elles se fassent du bien !

Je viens souhaiter à ma façon, c'est à dire avec un zeste d'humour et un brin de dessin, un joyeux Noël à toutes et à tous, avec une pensée particulière pour les Rondes et les Ronds, pour qu'ensemble nous nous débarrassions des préjugés sur l'apparence physique et de la pression médiatique qu'exercent les silhouettes "minces" de la publicité ...,

Je viens aussi mettre une touche érotique, un tout petit peu libertine, au réveillon que vous allez entamer dans la joie des ambiances festives, chaleureuses et décontractées, familiales et/ou amicales, avec une pensée au plaisir ...

 

ChemineeCharnelle

 

Reveillon31

Bonne et très heureuse année, avec plein de désirs suivis d'autant de plaisirs !

Sophya

 

28 novembre 2012

Coming-out de Sophya : "Être différente, ou NE PAS ÊTRE, là est la question !"

Histoire en 2 temps :

1. Coming out de Sophya : une nouvelle avancée, difficile à décider, mais combien encourageante et rassurante !

J'écrivais dans un article précédent, que, de mes relations amicales, seulEs les amiEs que j'ai connuEs en tant que Sophya savent ma double identité ... ou ma trans-identité si l'on veut !

Par contre, les amiEs "d'avant", qui le sont devenuEs alors que je n'étais à leurs yeux que "homme", ne savaient rien ... et je sais, comme bien de mes consoeurs, combien de fois nous sommes confrontées à ces questions lancinantes :

"Comment leur annoncer ma transidentité ?"

"Est-ce bien nécessaire de le dire à mes amiEs de longue date ? Ne vais-je pas gâcher une amitié si bien ancrée ?"

Scénario d'un coming out :

Suite à une idée de mon épouse D. que j'apparaisse en femme bigoudène à une fête où 2 amies femmes vont se pacser, j'avais besoin d'une jupe longue ... et l'amie B. à laquelle j'avais pensé m'en a proposé une.

B., avec son compagnon J., sont des amis de très longue date, avec qui je suis liée d'une très profonde amitié ... datant de 39 années, à une période où Sophya ne se doutait pas qu'elle existait ..., et avec qui j'ai partagé des moments totalement éloignés dans leur esprit de mon aventure transidentitaire.

Allant la chercher chez ce couple, j'ai pensé que la situation, et la raison de mon besoin de jupe, était de nature à aborder ... l'existence de Sophya !

L'initiative m'a paru d'autant plus propice que j'avais rassuré cette amie B., qui, tenant à cette jupe qu'elle gardait pour des soirées de cérémonie, avait accepté de me la prêter après que je lui eus promis que je l'enlèverais rapidement ...

... et j'avais donc rassuré cette amie, en lui promettant que je me changerais rapidement après avoir fait mon entrée en bigoudène :

Il suffisait ainsi de dire à cette amie que, étant Sophya, j'aurais facilement des tenues de rechange !

Aujourd'hui j'ai sauté le pas ... Qu'est-ce qui m'y a décidé ?

Je suis venue chez ce couple, avec une photo en gros plan de Sophya, et dès mon entrée, j'ai annoncé :"Vous allez faire connaissance avec Sophya ...", en leur montrant cette photo, où mon ami ne m'a pas du tout reconnu(e) !

Dois-je dire que J. et moi, avons travaillé dans la même entreprise pendant 18 ans, dont 12 dans le même bureau ... et que, de plus, nous nous sommes régulièrement revus depuis 39 ans.

Quelques questions sur mon "itinéraire", des remarques fort judicieuses et pleines de bon sens de la part de B. sur la façon dont j'assumais cette pulsion intérieure, en l'extériorisant en affirmant Sophya dans la vie courante (certes en dehors de mon milieu professionnel), et je viens de franchir une étape importante de mon "coming out" partiel.

Un poids s'est libéré, avec la paix intérieure que procure la transparence d'être ce que nous sommes vis-à-vis de persones qui nous sont chères, mais que, justement pour cette même raison, nous craignons de perdre avec l'aveu de notre transidentité.

NDLR : J'avais emmené une photo de Sophya pour la montrer à B. et J.

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Je suis heureuse aujourd'hui !

Sophya

2. A la marge de mon coming-out : comment une amie fait connaissance de Sophya !

Ayant récemment cessé mon activité professionnelle en région parisienne et rejoint mon épouse dans notre résidence en Charente Maritime, j’avais pourtant décidé que je prendrais le temps de trouver mes marques avant de reprendre le « chemin de Sophya ».

Les évènements en ont voulu autrement.

M, amie d’enfance de mon épouse D., et son amie Da. (avec qui elle vit en couple) sont venues une semaine en villégiature à Royan et nous les avons invitées ce lundi soir à passer la soirée chez nous, en arrivant vers 17h, de façon à étrenner le jeu du « QUIZ classé X » …

Vers 16h, un SMS de M. : « Et si nous faisions une surprise à Da., et que ce soit Sophya qui nous accueille … ».

Voilà une initiative très attirante, mais qui bouscule d'une part mes plans différés dans le temps de « passage à Sophya » et d'autre part notre préparation du dîner, pour lequel j’étais chargée de l’entrée « Noix de Saint-Jacques au fromage de chèvre » (je fourmis la recette, délicieuse, sur simple demande) …

Le temps de demander à M. d’arriver 1 heure plus tard, j’entre en effervescence :

Certes j’ai mis de l’ordre dans la garde-robe de Sophya, qui a trouvé une place reconnue dans le dressing conjugal, après intenses discussions avec mon épouse D., car nos tailles de vêtements sont très différentes, et la crainte de D., maintenant dissipée, est que nos enfants, nos belles-filles surtout, les découvrent incidemment et s’interrogent sur la présence de tailles 38-40 !

Je peux donc rapidement retrouver corsage, jupe, bas, chaussures … et coiffure de Sophya.

… Mais d’autres affaires sont encore « dans les cartons » de mon récent déménagement : sous-vêtements, sac à main et trousse de maquillage.

Sophya prépare la peau de son visage avec une crème, et pendant que celle-ci sèche en pénétrant dans la peau, a le temps de vernir ses ongles de main, puis peut se maquiller : fond de teint, ombre à paupières, extenseur de cils et mascara, eyes liner, rouge à lèvres …

Les automatismes reviennent très vite, et mon affolement était inutile : je montre le « résultat » à mon épouse D., qui me trouve très bien.

Je peux reprendre mon rôle dans la préparation du dîner, il était temps car M. et Da. sonnent à la porte à 17h30, avec ½ heure d’avance sur le « programme » : j’étais montée au 1er étage, et quand mon épouse D. fait entrer nos invitées dans le vestibule, elle appelle : « Sophya, nos invitées sont arrivées !».

Mes talons claquent sur les marches en bois de l’escalier. M. ne m’avait vu qu’une seule fois en Sophya, mais en avait été informée par mon épouse D., et, me regardant descendre l’escalier, M. ne cache pas sur son visage sa satisfaction que les relations entre nos 2 couples franchissent ainsi une nouvelle étape de complicité et de transparence.

D’ailleurs, alors que je me promenais en voiture en Sophya, dans la ville où je résidais en région parisienne et où habitent aussi M. et Da., je m’étais arrêtée à la hauteur de M., qui, marquant un moment de surprise, avait apprécié cette « occasion » inopinée.

Da. esquisse immédiatement un sourire en me voyant descendre l’escalier ! Sans doute M. lui avait glissé quelques bribes qui, maintenant pour Da., prenaient corps (au sens figuré et … au sens propre !).

 

 

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Nous nous installons et mon épouse D. tient à resituer le choix actuel de notre couple, qui, même s’il est fait désormais de complicité et d’affection, a demandé bien des conversations entre D. et moi, où l’une et l’autre se justifiaient dans leur propre vision, d’un côté une épouse découvrant après des dizaines d’années de mariage que son « mari » préférait être une « femme », de l’autre un homme poussant dans leurs retranchements ultimes ses envies de féminité.

Puis D. explique comment chacune a accepté de « comprendre » l’autre, et comment nous avons cherché, D. et moi, à construire sur ces nouvelles bases les lignes de force de notre couple actuel.

Le couple lesbien que constitue M. et Da. a rencontré des hésitations semblables, et le partage de nos expériences nous permet d’approfondir encore l’amitié qui nous lie toutes les 4.

La discussion ne peut évidemment éviter la question des relations avec les proches, famille et surtout enfants et petits-enfants, et avec les ami-e-s :

- Faut-il leur « annoncer la couleur » ?

- Le jeu en vaut-il la chandelle, au regard des risques de rupture qu’il peut entraîner ?

- Comment faire comprendre à quelqu’un qui vous aime et vous « vénère » comme un père ou une mère-épouse, et qui découvre à la place d’un père une « femme » ou à la place d’une mère-épouse une femme lesbienne, que ce qui compte c’est d’être soi et de se sentir « bien dans sa peau », même si ce n’est pas la « peau » qu’affirment comme « normale » les valeurs traditionnelles de la société ?

Au fur et à mesure de la soirée, mon prénom masculin perd de son « autorité » : D. surtout, M. et Da. aussi, ont progressivement le réflexe de m’appeler Sophya.

C’est aussi l’occasion pour moi de parler de mes « excursions » dans le monde fetish/SM.

Je peux ainsi leur montrer quelques exemplaires des dessins humoristiques que je crée sur le thème du BDSM, avec lesquels j’ai en projet de monter une exposition « itinérante » dans des lieux et évènements qui y seront adaptés

Les itinéraires de nos 2 couples sont certes différents, mais d’une part M. et Da., qui ont été amenées à approcher les mondes lesbien et libertin, sans y participer, et d’autre part D. et moi, qui avons découvert les mondes fetish/SM et libertin, voire les avons approchés et fréquentés de très près, y avons rencontré les mêmes conformismes et replis communautaires, transformant souvent les lieux et évènements de rencontre de ces mondes en ghettos.

Mais en même temps nous tombons d’accord pour convenir que nous y avons acquis une ouverture d’esprit plus large et appris dans nos aventures respectives à être plus à l’écoute des autres, quelles que soient leurs diférences, sans les juger a priori, et non seulement à accepter ces différences, mais aussi à en faire un enrichissement par la discussion et la confrontation des expériences, y compris les plus « spéciales ».

Après avoir parcouru tous les sujets « classiques » de discussion que font surgir les itinéraires de nos 2 couples, vient le moment de la distraction, et nous ouvrons pour la 1ère fois le jeu du « QUIZ classé X ».

Nous avons plus ri en essayant de comprendre les règles du jeu, que de jouer proprement dit (comment connaître le scénario de centaines de films pornographiques à la seule citation de leurs titres, sauf à apprendre par cœur les réponses des 1000 cartes du jeu ?) : les réponses données par chacune de nous 4, pour savoir à quoi sert tel sex-toy ou que représente telle position sexuelle, sont toutes plus « originales » les unes que les autres, même et surtout si elles ne sont pas la bonne réponse !

Une soirée intense, agréable, marquante et formidable que M., Da. D. et moi ne sommes pas prêtes d’oublier …

"Être différente, ou NE PAS ÊTRE, là est la question !"

 

09 novembre 2012

Les mystères du référencement : avec quels mots dans un moteur de recherche apparaît le blog de Sophya ?

Vous pouvez imaginer, et ceux qui ont créé des blogs le savent bien, que la/le propriétaire d'un blog dispose, dans un espace dit de gestion et d'administration dudit blog, d'informations sur les visites faites à ce blog, et qu'ainsi je peux consulter dans cet espace à chaque moment :

- quels internautes ont accédé à mon blog (en fait uniquement leurs n° IP, leurs pays d'origine, les systèmes d'exploitation de leurs PC),

- quels chemins les y a amenés (quel moteur de recherche, quels mots demandés dans ces moteurs de recherche, quels autres sites où mon blog est mis en lien),

- quelle(s) page(s) ou album(s) photos de mon blog ils ont visité(e)(s)

C'est ainsi que je viens de remarquer qu'un-e internaute a consulté mon blog, après l'avoir trouvé sur Google, avec les mots suivants "Dessinateur humoristique charentais" : c'est certes intéressant pour moi, mais surtout assez étonnant ...

En effet, bien que je me décrive sur mon blog comme "dessinatrice humoristique", et à d'autres endroits, comme "transgenre charentaise" (le tout au féminin ...), voilà que "dessinateur humoristique charentais", d'une part au masculin et d'autre part les 3 mots ensemble, conduit à faire apparaître mon blog, et ce sur la 1ère page (sic) et en très bonne position, puisque le 3ème cité (sic), comme le montre la capture d'écran que j'en ai faite en simulant moi-même cette recherche sur Google :

RechercheGoogle Dessinateur Humoristique Charentais_V2

 

Cela m'encourage fortement à étoffer et enrichir mon blog, et j'en profite donc pour remercier toutes et tous les internautes qui me font l'honneur de visier mon blog.

Bien artistiquement et humoristiquement vôtre,

Sophya

15 octobre 2012

Le mouvement artistique surréaliste : un site spécifique y est consacré, et en propose un tour d'horizon complet !

Je découvre ce site (1) : http://www.le-surrealisme.com, qui se veut un site d'information sur le mouvement artistique surréaliste (2) : il m'intéresse donc au plus haut point, comme vous pouvez vous en douter si vous avez lu les 5 articles que j'ai consacrés ici à la peinture surréaliste, et notamment "la femme dans le mouvement pictural surréaliste" ...

Et en plus, ça tombe à pic, car un des sujet traités sur ce site est justement "Les femmes et le surréalisme", dont le lien direct est : http://www.le-surrealisme.com/femmes-surrealiste.html.

L'article commence ainsi : "Les féministes ont critiqué le mouvement surréaliste en faisant valoir que c’était fondamentalement un mouvement masculin, en dépit du fait que la femme soit vraisemblablement célébrée chez quelques peintres et poètes surréalistes ..."

Ca donne envie de lire la suite, non ?

Mais l'article ne cite pas Frida Kahlo ... alors que j'ai consacré une page particulière à cet artiste à la fois hors du commun et au destin tragique.

Outre une bibliographie choisie sur le mouvement artistique surréaliste, que je vais étudier de près, le site propose aussi une courte sélection de ces peintures dites surréalistes (12 tableaux) : http://www.le-surrealisme.com/peinture-surrealiste.html.

(1) Pour vous allécher, voici le sommaire du site :

1. Les débuts du surréalisme

2. L'expansion du surréalisme

3. La grande période surréaliste

4. La période d'après-guerre

5. La fin du surréalisme ?

6. Max Ernst

7. André Breton

8. Francis Picabia

9. L'impact du surréalisme

10. Les femmes et le surréalisme

11. Les automatistes

12. Surréalisme et dadaïsme

13. Écriture automatique

14. Cinéma surréaliste

(2) Il propose également une liste de sites Web de qualité qui ont été choisis pour leur contenu en relation avec le domaine des arts : mouvements artistiques, répertoires et biographies d'artistes, et en particulier un qui a retenu mon attention :
l'Annuaire Web des meilleurs sites Internet du domaines des arts : http://www.guide-artistique.com.

Bonne découverte,

Sophya.